27 juillet 2006
Quỳnh Anh

Je suis fière de mes origines, je crois que vous l'aurez compris. Et je suis fière de voir qu'une jeune chanteuse belge d'origine vietnamienne est en train de percer au côté de Marc Lavoine. Je vous l'accorde, c'est pas les Artic Monkeys ou Muse mais c'est un début.
Sa première chanson "Bonjour Vietnam" est très connue dans la communauté. Les images du clip sont magnifiques d'ailleurs. Les paroles sont touchantes, surtout pour ceux qui -comme moi, ne sont jamais allés au Pays.
Le clip avec Marc Lavoine n'est pas mal non plus. Pour le voir c'est ici
25 juillet 2006
Dédale de pensées

Je ne suis ni ici, ni ailleurs. Je ne suis nulle part.
J'ai les yeux mouillés et le coeur vide. Une sensation glaciale qui me noue le ventre me martèle que j'ai dû me tromper.
Faire des erreurs.
Ce que certains appellent l'expérience. Un joli mot pour déguiser la vérité comme je sais si bien le faire. Parce que les erreurs laissent des bleus au coeur plus qu'au corps. Un vieux proverbe dit "Il faut se planter pour pouvoir pousser". Mais à quel prix ? Que doit-on, ou plutôt peut-on sacrifier au nom de l'expérience ? Je ne crois pas qu'on puisse se relever à chaque fois.
Le silence s'est enroulé autour de moi. Comme un épais brouillard à travers lequel on ne distingue pas le bout du chemin... la lumière. De certains je l'ai voulu et pour d'autres cela s'est fait malgré moi -avec toujours une pointe de regret. Je me débats, agite mes bras pour dissiper cette brume opressante.
"- Où êtes-vous, ceux qui me sont si chers et qui, à la fois n'ont pas de prix ?"
Je hurle, mais aucun son ne sort. Vous ne m'entendez pas, perdue de l'intérieur. Le brouillard est juste dans ma tête.
Cris de SOS. Oui, sauvez mon âme si vous le pouvez.
J'appelle à l'aide et pourtant refuse toute main tendue. Par fierté ? Par stupidité. J'ai jamais su me laisser faire aider et surtout si je vous aime, ne me donnez pas de conseil bien avisé, je ne le suivrai pas.
Jusqu'où ?
Jusqu'où êtes-vous aller par amour ? A quel point avez-vous été aveuglés ?
Je ne parle pas que d'amour au sens strict, mais dans sa définition la plus large. Celui d'une mère pour son enfant, celui liant deux ami(e)s (parce que, oui, mes amis je les aime), l'amour fraternel que je ne connais pas, etc.
Il m'est impossible de dire non à certaines personnes parce que je les aime beaucoup, tout court, plus que ma vie même. Pourtant cette impossibilté de refus me pèse et j'ai l'impression de n'être plus qu'une marionnette entre leurs doigts agiles mais rudes. Je le sais, je le reconnais que c'est néfaste pour moi mais je ne puis résister. C'est là, ma plus grande peine.
Je me sens faible, parfois nulle. Il m'arrive de croire que je suis moche et stupide. Alors que je vaux mieux que ça ! Pourquoi faut-il que je crois ces paroles ?
Je fais un petit coup de spleen, rien de grave doc'. Je deviens comme une lionne en cage dans cette maison aux volets toujours clos. Je manque sûrement un peu de soleil, de sable fin, de cocotiers. D'ailleurs en somme. Je suis envahie d'une tristesse inexplicable. Enfin si, explicable mais indicible sur ce bout de toile.
Ça ira mieux demain... J'espère.
23 juillet 2006
Héritage
Ma maman a quitté le Viêtnam à 18 ans juste après avoir eu son bac mention "bien". Elle était au très réputé lycée Gia Long -c'est ce qu'elle m'a dit. Les jeunes filles ayant bien travaillé et donc ayant obtenu leur bac avec une mention, recevaient un pendentif.
Celui de gauche. Il représente une fleur de chrysanthème, emblème du lycée, il est en or et il y est gravé au dos "G.L. 68-69". Ma mère me l'a offert car j'ai eu mon bac mention "bien" après avoir appartenu à ma tante. Ca m'a touché plus que je n'ai pu l'avouer.
Le "bouddha vert", celui qui ressemble à une grenouille est en fait le génie du foyer. Bouddha n'étant pas gros, les Occidentaux font souvent l'amalgame entre ces deux personnages. C'est un héritage de ma défunte grand-mère, une des choses que j'ai de plus précieux et que je ne quitte que très rarement.
Comment savoir qui l'on est sans connaître ses racines ? Je me rattache à des objets, à des photos pour tenter de découvrir un pays, une culture dont j'ignore presque tout. Je croyais être française au plus profond de moi-même jusqu'il y a quelques mois. Et un jour, un inconnu m'a insulté de "sale chinoise", il a tenu des propos qui m'ont profondément choquée. J'ai réalisé qu'aux yeux des autres, je ne serai jamais vraiment une française. Je n'ai pas honte de mes origines, loin de là. "Je suis exotique" et j'assume. Mais des fois, c'est un peu dur de s'y retrouver. Surtout quand la culture pèse trop sur mon éducation et que le fossé se creuse entre mes parents et moi dû au choc des générations ajouté à cela le choc des cultures et saupoudré le tout d'une envie de révolte causée par la fleur de mon âge. Qu'est ce qu'on est con quand on est jeune.
22 juillet 2006
L'océan n'est pas si grand


Déclaration d'amitié
Ni une, ni deux,
Naël et ses yeux bleus
Nous quittent
Nageant à travers un océan
Pour un bout de temps.
Peut-être descendra-t-il la vitre
En faisant un signe de la main,
Mais Naël n’est pas un nain
Ne serait-ce que par la grandeur de son âme.
Quand il partira mon capital « amitié »
Sera bien entamé.
A la manière de Brel,
Je te chanterai bien
« Ne me quitte pas »
Que ça n’y changerait rien.
Alors va, vis et deviens
Le grand écrivain qui sommeille
Bercé par les d’Ormesson, Hugo et Corneille.
Si on me demandait : « Et toi, pourquoi ton cœur
bat-il ? »
Je leur répondrai sans hésiter
Pour faire des rencontres comme la nôtre,
Qui a mes yeux compte beaucoup plus que d’autres.
Merci d’avoir été sur ma route.
Si tu le veux bien,
Continuons un peu sur ce chemin.
Tu n'es pas parti de mon coeur, juste de notre douce France. Je veux continuer à être une chercheuse de phase mais sans toi, c'est pas pareil. Je ne tiens jamais mes promesses, alors je ne te promettrai pas de rester en contact avec toi, de continuer à t'écrire des mails régulièrement, d'essayer de passer te voir à Noël ou l'été prochain et ceux d'après aussi, de te répéter que tu es et sera toujours le bienvenu chez moi. Je le ferai !
L'océan ne me fait pas peur.
Jalousie avouée

J'ai honte.
J'aime.
Je suis jalouse.
J'ai l'impression d'être mauvaise, que ce bâtard de sentiment est illégitime. Je croyais avant ces derniers mois que je ne l'étais pas, que j'étais plus forte que ça et que j'avais assez confiance en moi, dans les autres aussi pour ne pas être jalouse.
Je suis devenue méfiante envers les hommes. Pourtant ils n'ont pas changé depuis trois mois. Pourquoi ce soupçon envers la gente masculine ? Peut-être à cause d'un ex indélicat, d'une conversation avec ma mère, de trop d'amies au coeur brisé.
Je suis jalouse.
Je m'énerve d'être jalouse, j'en rigole aussi. D'un petit rire nerveux et sacarstique.
Les filles qui font peut-être du copinage excessif, me rassurent cependant sur la nature normale de ce sentiment qu'est la jalousie.
La jalousie est-elle une preuve d'amour ?
17 juillet 2006
Manque d'assiduité
Pfff' ! je n'ai pas le temps de poster et peut-être aussi moins l'envie. Pourtant il arrive pleins de choses dans ma vie. J'aurai plus de temps et peut-être d'envie aussi quand je me languirai de mon homme.
En attendant bonnes vacances à tous.
11 juillet 2006
Un coup de déprime ?
Vous vous sentez con ? déprimé ? pas joyeux ? allez sur ce lien et ça vous remontera le moral d'autant plus que je pars quelques jours (oui, je sais je vais vous manquer -ben quoi ? on peut toujours rêver).
http://www.bashfr.org/?sort=top50
Dans le secret de sa cuisine
N. m'ayant très gentiment invitée chez lui pour qu'on se
revoit avant Le Grand Départ et pour rencontrer sa maman, j'ai passé
l'après-midi à parler cuisine, recettes et restaurants.
Nous avons fait des nems à ma façon : il y en a eu peu mais ce qui est rare est
précieux. Même s'il manquait quelques ingrédients comme les champignons
noirs, ils étaient plutôt réussis.


remarquez la jolie disposition faite par la petite soeur
Puis nous avons enchaîné avec des nouilles accompagnées de légumes sautés. J'avoue ne pas avoir contribué à la préparation de ce plat, occupée à regarder des photos avec N. En dessert nous avons savouré un délicieux tiramisu (un vrai !).
Nous avons ensuite fait un tiramisu à la framboise. J'ai eu droit à quelques confidences culinaires sur la chantilly, la génoise, la crème pâtissière. Mais chuuuuut !
Nous avons échangé des recettes et partagé cette passion pour la cuisine. Nous suivons toutes les deux l'émission de Cyril Lignac même si je lui ai été infidèle ces derniers mois.
Pour résumé, ce fut une après-midi très enrichissante et agréable. Ce que tu m'avais dit était vrai : si on avait été voisins j'aurais espionné ta maman dans sa cuisine ou alors j'aurais été tout le temps fouré chez Toi.
L'océan ne me fait pas peur, ma mémoire et mon amitié pour Toi ne boiront pas la tasse. You're still here!

Le Shun
On a testé le Shun, rue Bachelier à Toulouse, sous les conseils avisés du prof de Jap' de F.
C'est vrai que le cadre n'est pas idéal, le quartier étant un peu triste presque sordide, comme je l'avais lu sur différents forums. Mais cependant la cuisine y est excellente et les poissons succulents. Les prix, pour un restaurant japonais à Toulouse sont tout à fait correct.
Je me suis régalée de poissons cru marinés dans du jus de citron et d'un assortiment généreux de sushis (J'adooooore les sushis !). Au dessert, j'ai choisi un bavarois au thé accompagné d'une tasse de thé japonais.
Ce fut un repas plus qu'agréable plein de surprises.
Je vous conseille ce restaurant si vous appréciez la cuisine japonaise et que vous êtes sur Toulouse.


